Accueil III — L'Atelier

Lin, bretelles, gants, feu.

Huit à douze compagnons. Lin couleur terre, bretelles, pantalons amples — la tenue des Compagnons du Devoir, la confédération française d'artisans qui forme les mains des cathédrales depuis six siècles. L'atelier vit de patience, de chaleur, et des petits gestes disciplinés que le métal exige.

L'atelier — la vie quotidienne à l'Atelier Missor. Fonderie bronze, 2022.
III.1  ·  Les feux

Deux feux brûlent.

Au cœur de l'atelier, deux feux brûlent. Celui de la fonderie, qui porte le bronze au liquide. Celui, plus lent, des mains — un savoir transmis depuis six siècles.

Rien ici n'est fait par une machine qui pourrait encore être fait par une main qui sait.

Galeries

Trois salles.

III.2  ·  L'uniforme

Lin, bretelles, allégeance.

Le code vestimentaire n'est pas un ornement. C'est une posture — une manière de déclarer qu'il s'agit d'une corporation, que le métier a une continuité, qu'il y a quelque chose à transmettre. Le lin, les bretelles, les manches retroussées sont des vêtements de travail ; ce sont aussi une déclaration d'allégeance à une longue tradition française du faire de la main.

III.3  ·  Le rythme

Le matériau le plus lent donne la cadence.

Une fonderie va à la vitesse de son matériau le plus lent. La cire doit sécher, les moules doivent durcir, le bronze doit être coulé au bon moment, en une seule coulée ininterrompue. Le titane a ses propres rythmes — les cycles de la presse, les balayages d'argon, l'assemblage patient des plaques sur l'ossature d'acier.

Les compagnons tournent entre les postes : modelage, moulage, coulée, finition, patine. Chaque pièce est l'œuvre de plusieurs mains — mais les gestes restent les mêmes : patients, exacts, anciens.

Colophon

Ce site est conçu et réalisé par Triskell Studio — un atelier numérique breton. L'Atelier Missor en est l'une de nos créations les plus soignées.

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