À la cire perdue.
La méthode fondatrice de l'atelier est celle qu'utilisaient les Grecs et les Romains : la fonte à la cire perdue. Patience et silence.
Le procédé commence par un modèle d'argile — la maquette — façonnée à la main à partir d'esquisses et de références. Une fois la forme arrêtée, un moule souple en est tiré. Une positive en cire est ensuite coulée à partir de ce moule ; la cire est retravaillée, raffinée, équipée de canaux d'alimentation, puis enrobée dans une coquille céramique thermorésistante.
La coquille passe au four : la cire fond et s'écoule, laissant un moule céramique creux — la « cire perdue ». Le bronze en fusion, porté à environ mille cent degrés Celsius, est alors coulé dans la cavité vide en une seule opération ininterrompue. La coquille est brisée. Le bronze est ébarbé, ciselé, poli, puis patiné par application de produits chimiques et de flammes soigneusement choisis.
Pour la Jeanne d'Arc, une étape supplémentaire a été ajoutée : la dorure complète de la surface à la feuille d'or vingt-trois carats et demi, appliquée feuille par feuille.